Imaginez faire vos courses, tomber sur un paquet de viande étiqueté « chauve-souris »… et vous demander si vous avez bien lu. C’est exactement ce qui s’est passé récemment dans un supermarché Lidl en Suisse. Une simple erreur de mots qui a semé la confusion — et bien fait parler d’elle.
Une étiquette qui sème la panique
Tout a commencé à Lugano, dans un magasin Lidl. Des clients remarquent une barquette de viande portant la mention « Pipistrello 800 g ». En italien, cela signifie tout simplement… chauve-souris. De quoi étonner, voire inquiéter les consommateurs suisses habitués à des produits bien moins exotiques.
Le plus troublant ? L’emballage affichait des ailes de volaille bien visibles. Et l’étiquette précisait que le produit était « fabriqué en Suisse avec de la viande suisse ». Une précision qui soulevait encore plus de questions. Était-ce une spécialité rare ? Un scandale sanitaire ? L’affaire a pris une ampleur inattendue.
Un malentendu venu… de la traduction
En réalité, tout repose sur un simple problème de traduction. En allemand, le mot « Fledermaus » signifie « chauve-souris ». Mais dans le contexte de la découpe de volaille, il évoque une pièce spécifique appelée « araignée » en français. Un terme culinaire souvent utilisé pour des morceaux aux formes particulières.
Lors de la traduction de l’étiquette vers l’italien, le mot a été pris au pied de la lettre. On a donc transformé « fledermaus » en « pipistrello », ce qui a donné lieu à l’étrange appellation du produit.
Le contenu, lui, était beaucoup plus classique. Il s’agissait simplement d’ailes de poulet épicées, préparées et conditionnées localement. Rien de surnaturel… mais l’effet de surprise était réussi.
Une image qui devient virale
Le média local Tio a relayé l’information, vite reprise par le journal 20 Minutes en France. La photo a circulé sur les réseaux sociaux, alimentant la curiosité et, parfois, l’indignation. Beaucoup ont cru à une sombre affaire de viande exotique, voire de trafic mystérieux.
Mais non. Aucune chauve-souris dans les rayons de Lidl. Un simple copié-collé malheureux dans un pays où cohabitent plusieurs langues officielles : allemand, italien, français, romanche. Il n’en fallait pas plus pour provoquer un buzz.
Lidl réagit face à la confusion
Consciente du tollé, l’enseigne n’a pas tardé à publier un communiqué. Un porte-parole de Lidl a clarifié la situation : « Il s’agit bien d’ailes de poulet. La confusion vient d’une traduction littérale effectuée par notre fabricant. Nous la regrettons. »
La chaîne a également expliqué que le produit ne contenait que du poulet. Aucun élément douteux, aucun ingrédient insolite. L’incident relevait simplement d’une erreur administrative dans un contexte multilingue parfois complexe.
Ce que cette histoire nous apprend
Au-delà du sourire qu’elle fait naître, cette anecdote touche à un point plus sérieux : l’importance des traductions précises dans le commerce. Dans un pays comme la Suisse, où plusieurs langues cohabitent, les erreurs d’étiquetage peuvent prêter à confusion ou nuire à la réputation d’une marque.
On imagine tout ce qu’un seul mot mal traduit peut provoquer : rumeurs, perte de confiance, bad buzz en ligne. Cet épisode souligne l’importance de l’attention aux détails, surtout dans le secteur alimentaire où la vigilance est de mise.
Une anecdote qui laissera des traces
Pour Lidl, cette histoire restera un incident mineur mais marquant. Elle prouve surtout combien un détail anodin peut se transformer en petite crise médiatique. Avec un zeste de malentendu, une étiquette un peu trop littérale… et l’étonnement devient viral.
La prochaine fois que vous lirez la composition d’un produit, jetez-y un œil averti. On ne sait jamais : ce qui semble exotique est parfois bien plus banal qu’il n’y paraît.












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